C’était il y a exactement un an. J’annonçais à Éric que j’avais envie de créer un blog sur la course à pied, et nous avons cherché ensemble le nom que je pourrais lui donner. C’est comme ça qu’est né loveliferunning.com : dans le jardin, par une jolie journée de printemps. Je faisais mes débuts en compétition ; et après trois courses, le virus était là.
Depuis j’ai couru 13 courses de plus, que j’ai eu plaisir à retranscrire et partager ici. D’abord avec un poignée d’anonymes virtuels, qui sont devenus un peu moins anonymes et un peu moins virtuels au fil des mois. Alors merci à vous qui faites vivre ce blog : 789 commentaires et plus de 80 000 vues. 247 followers sur Twitter et 236 sur Facebook.
Il s’en est passé des choses en une année … Niveau chrono je suis descendue de 53 à 47 minutes sur 10 km (donc pour le second anniversaire du blog je vise les 41 minutes ) et de 1 heure 55 min à 1 heure 47 min sur semi-marathon. Le tout grâce à une douzaine de plans d’entrainement que je n’ai jamais réussi à suivre ! Enfin finalement je me suis résignée : j’ai arrêté de dire tous les lundis « aujourd’hui je commence un plan d’entrainement » et je cours au gré de mes envies. J’ai quand même intégré un certain fil conducteur, que j’essaye de respecter : au moins une sortie longue et une sortie de fractionné par semaine. Mais tout cela est très adaptable, et c’est le rythme qui me convient. Il y a déjà bien assez de contraintes dans la vie quotidienne, et à mes yeux le running doit absolument n’en être associé à aucune pour conserver tous les effets bénéfiques qu’il a sur moi. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison que je ne me suis pas encore lancée sur la grande aventure du marathon ; je ne prends pas la course à pied assez au sérieux pour tenter les 42.195 km. Et s’il y a bien une valeur que j’ai acquise au fil des kilomètres, c’est l’humilité. Je respecte trop cette distance pour l’aborder en dilettante.
Mardi 14/05 : 5 km – 35 minutes (8.5 km/h)
Quelques courbatures, en particulier aux mollets : les petits ne sont pas habitués à grimper autant de côtes !
Mercredi 15/05 : repos
Jeudi 16/05 : repos
Vendredi 17/05 : repos
Samedi 18/05 :12.4 km – 1 heure 15 minutes (9.9 km/h)
J’ai dormi plus de 10 heures cette nuit et il y a du soleil : le week-end commence plutôt bien. J’avais prévu initialement une sortie longue en endurance, mais j’ai les jambes qui me démangent et une vraie envie de me défouler. Je pars sur du fractionné long sur les Bords de la Marne : 6 x 1000 mètres, avec 500 mètres de récup’ entre chaque.
- 4 min 34 – 13.1 km/h
- 4 min 36 – 13 km/h
- 4 min 23 – 13.7 km/h
- 4 min 29 – 13.4 km/h
- 4 min 56 – 12.15 km/h : là j’étais cuite !
- 4 min 32 – 13.2 km/h
Hé ben je peux vous dire que ça calme ce genre de séance ! Mais ça fait du bien.
Je fais une petite mise à jour de ma blogroll ! Alors si vous avez des adresses de blogs sympathiques à me conseiller, je suis preneuse.
Je m’intéresse aux blogs axés sur le running évidemment, anglais ou français, avec un penchant particulier pour … les blogs de filles !
N’hésitez pas à me laisser vos adresses favorites. Et votre blog à vous ! Je publierai ensuite un article contenant tous vos liens.
Le soleil dans les yeux mais prête pour attaquer Baltard !
Pourquoi cette course ?
C’est un peu LA course symbolique pour moi. Je l’ai faite avec mon père l’année dernière. C’est un peu notre course à tous les deux. Notre course de la victoire contre l’anévrisme. Et notre course pour Philippe. Cette fameuse côte de Baltard … si vous ne l’avez jamais grimpée, vous ne pouvez pas vraiment comprendre. Cette année c’est la 5ème édition, et cette fois je la cours toute seule. Je me souviens vaguement du parcours, dans cette ville que je connais plutôt bien.
L’objectif ?
Attention, problème mathématique ! Sachant que je vaux un chouilla moins de 24 minutes sur 5 km sur un terrain plat, combien puis-je espérer sur un 5 km comprenant 1600 mètres de côtes et 90 m de dénivelé cumulé ? A priori, aucune idée ! Mais puisqu’il faut bien partir avec un objectif, disons … 25 minutes ? Allez, on valide les 12 km/h de vitesse moyenne, complètement un peu au hasard. Bon … est-ce vraiment utile de le préciser : absolument aucun entrainement spécifique, en côtes comme sur ma vitesse. On y va à fond et advienne que pourra, comme d’habitude !
Jour J : l’avant-course …
Réveil à 7 heures. La première pensée qui me vient ressemble à : « Là c’est trop tôt pour un dimanche, je reste dormir. » Mais non. Un thé plus tard et me voilà dans ma voiture, direction la maison de mes parents. Je retrouve mon père, changement de voiture et nous arrivons tout deux au Stade sous la Lune (lieu de mon dernier record perso sur 10 km). Je récupère mon dossard, jette un coup d’œil au nombre de participants (66) et … j’attends en observant les gens avec mon père ! Pas d’échauffement, comme à mon habitude. Je repère rapidement LA nana qui a l’air la plus pro et je ne me trompe pas : c’est la future première féminine de la course !
Les 5 kilomètres …
Départ à 9 heures 30. Ça part très très vite. J’ai les jambes un peu en coton durant les premiers 500 mètres, puis ça passe.
Kilomètre 1 : mon père est là pour l’instant photo. Mais juste avant, j’entends un spectateur dire « deuxième » lorsque je passe devant lui. Je l’entends ensuite dire « troisième féminine » alors que je m’éloigne. Je dois avoir une sorte de sixième sens : pour une fois je cours sans mon casque, donc sans musique (pour 5 km, je me suis dit que c’était faisable). Mes petites oreilles ont donc eu la chance d’entendre les mots de ce monsieur, qui m’ont maintenue à fond durant le reste de la course. Sur le coup je n’arrivais pas vraiment à y croire, mais je me suis dit que dans le doute il ne fallait rien lâcher. Alors on fonce, et ce malgré les graviers qui rendent ce début de course périlleux !
Mercredi 08/05 : 5.2 km – 34 minutes (9.1 km/h)
Je ne suis pas au top de ma forme (peu dormi, jambes un peu lourdes) mais pourtant j’ai envie d’y aller à fond. Courir me manque ! Avec ma « blessure », j’ai peu couru depuis le début de ce mois de mai et je suis surtout rester très prudente dans mon allure. Mais là ça commence à me démanger.
Je tente une première accélération sur 500 mètres, histoire de tester la machine : 2 min 08 ! Pas mal pour quelqu’un qui ne pète pas la forme. Mais surtout : RAS du côté de ma cuisse ! Du coup je retente un second 500 mètres : même chrono, soit 14 km/h. Voilà qui me rassure un peu pour ma course de dimanche. D’ici là je me remets tranquillement en mode footing. Pas de repos complet, j’en ai déjà eu bien trop ces derniers jours ! Et puis de toutes façons dimanche je ne tente pas un record !
Dans la même veine que LN RUN, voici Run. Un court métrage de 10 minutes réalisé par Vincent Leclerc, avec l’acteur Kilian Roy. L’histoire se déroule à Paris : Kilian commence son entraînement sur le pont de Bir-Hakeim et le termine au Sacré-Cœur.
C’est un film qui parle de course à pied, d’effort et de Paris. La difficulté que les coureurs matinaux peuvent ressentir avant d’enfiler leurs runnings, mais aussi les moments magiques lorsque l’on dépasse ses limites …
« Pourquoi je cours ? Je cours parce que j’aime ça. Parce que j’ai appris à aimer ça. »
Mercredi 01/05 : repos
Je voulais profiter de ce jour férié pour faire une sortie longue. Sauf qu’hier j’ai eu la bonne idée de m’étirer (chose que je fais environ trois fois dans l’année grand max) mais sans échauffement particulier (fatale erreur). À peine une heure plus tard j’ai ressenti une douleur dans la cuisse droite. Depuis j’ai mal, même rien qu’en marchant. Je sens que la semaine va être super light …
Le week-end dernier, j’ai préféré courir l’Humarathon plutôt que L’Étudiante où je m’étais tout d’abord inscrite. J’ai donné mon dossard à Sylvie, ex « copine de partiels » de mes études de psychomotricienne, maintenant maman de deux adorables bouts de chou.
Sylvie, c’est une nana qui se met à la course à pied en novembre 2012 parce qu’elle a décidé de courir le semi-marathon de Paris le 3 mars 2013. Trois mois de course à pied et un semi : elle est comme ça Sylvie ! Voici comment elle a vécu sa deuxième course, qui est aussi son premier 10 kilomètres.
Lundi 22/04 : repos
La joie des courbatures le lendemain d’un semi-marathon !
Mardi 23/04 : repos
La joie des courbatures le surlendemain d’un semi-marathon ! Encore pire !
Mercredi 24/04 : 4 km – 29 minutes (8.3 km/h)
Retour à des courbatures un peu plus « normales ». J’en profite pour me dégourdir les jambes. Elles se remettent bien, mais j’ai une gêne au niveau de mon point de côté de dimanche. Un peu comme l’année dernière, où j’ai trainé pendant des semaines un « point » après avoir forcé sur un point de côté durant une course.
Jeudi 25/04 : 3.1 km – 24 minutes (7.9 km/h)
Footing scandaleusement minuscule, mais ce matin je manquais vraiment de motivation …
Vendredi 26/04 : repos
Samedi 27/04 : 12 km – 1 heure 18 minutes (9.2 km/h)
J’étais partie pour une sortie longue avec mon cardio, mais visiblement la ceinture a rendu l’âme ! Donc c’est parti pour une sortie au feeling. Encore un peu traumatisée par mon point de côté de dimanche dernier, je décide de tenter quelques « longues » accélérations histoire de voir si tout est Ok : un km à 12 km/h, un km de récup’ puis un autre à 12.5 km/h. RAS côté point de côté, ouf ! Et je tiens largement bien cette allure … Aaaaah vivement ma revanche sur semi ! Mais alors ce matin j’ai les jambes lourdes. Impression d’avoir pris 6 kilos et d’être complètement de travers (genre un côté plus lourd que l’autre) ; des petites douleurs au mollet et à la cuisse. Du coup j’ai terminé ma sortie en mode limace.
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