GO Sport Running Tour - Château de Versailles - 30 juin 2013

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Herbe, chemin en terre, pavé … Tout ce que j’aime (ou pas) !

Pourquoi cette course ?
Lors de mon voyage de presse pour les Courants de la Liberté, j’ai appris que l’agence Zmirov qui gère la communication de la marque New Balance s’occupe aussi d’une autre grande marque : GO Sport. Et lorsque Hind me propose de participer au GO Sport Running Tour 2013 du Château de Versailles, il me m’a pas fallu plus de deux secondes pour accepter. Privilège ultime : je peux choisir de courir la Course Royale de 15 km ou la Course des Princesses (exclusivement féminine) de 8 km. J’opte pour la Royale !

L’objectif …
Je songe tout de suite à battre mon record personnel sur la distance : 1 heure et 16 minutes. Mais après avoir lu quelques comptes-rendus de l’édition 2012, je réalise que ce ne sera peut-être pas aussi simple : chemins en terre, bitume, pavés et herbe se succèdent durant les 15 kilomètres. Ce ne sera sans doute pas aussi simple qu’à Charenton.
Mon second objectif est plus … touristique ! Ça fait des années que je ne suis pas allée au Château de Versailles, et cette course est l’occasion idéale de redécouvrir cet endroit !

L’avant-course …
J’ai rendez-vous au stand de presse GO Sport pour le retrait de mon dossard. Il me faut y être au plus tard à 8 heures 30. Sachant que j’ai une heure de trajet en voiture, c’est donc à 6 heures du matin que je me réveille ce dimanche. Ma nuit blanche (et arrosée) de vendredi se fait un peu sentir quand le réveil sonne … Heureusement il fait un temps magnifique et idéal pour courir. Un thé et je monte dans ma voiture direction l’autre côté de Paris.

J’arrive à Versailles aux alentours de 8 heures, et contre toute attente je n’ai aucun mal à me garer. Ensuite je n’ai plus qu’à suivre le flot de coureurs qui se dirigent tous vers le village de la course. Arrivée près du stand de presse, je retrouve deux membres de la Runnosphère : Greg et Sandrine. Nous nous échauffons ensemble quelques minutes avant de nous installer tranquillement dans un sas, pas loin de la ligne de départ.

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Météo idéale et parcours magnifique … Que demander de plus ?

Les 15 kilomètres …
Le départ se fait par vagues sur l’Allée Saint-Antoine. Nous passons la ligne à peine une minutes après le coup de feu … et je laisse s’échapper Greg et Sandrine, qui visent tout deux des chronos absolument hors de portée pour moi. Je m’emmêle un peu les pinceaux, enclenche ma Garmin 100 ou 200 mètres après le départ et c’est parti. Le départ est fluide, pas de bousculades et il me semble que tout le monde a de la place pour trouver son allure.

Première galère : les pavés ! Fort heureusement il ne pleut pas, mais pour moi dès que que le sol n’est pas en bitume pur et dur, toutes les courses ressemblent à des trails ! Il va falloir que je m’accroche, parce que les pavés sont très soft par rapport à ce qui m’attend ensuite : des sous-bois et de l’herbe, avec de la terre et des trous ! Le parcours a beau être splendide, je passe pas mal de temps à regarder par terre où je mets les pieds ! Dans ma tête je me suis fixé un objectif d’allure : moins de 5 minutes au kilo (soit 12 km/h de vitesse moyenne minimale). Jusqu’au 5ième kilomètre, je suis largement dans mes temps.

J’ai rapidement très chaud. Je passe donc par le ravitaillement prendre un verre d’eau : une petite gorgée et le reste … un peu partout ! Sans comprendre pourquoi, je ressors du ravito avec l’impression d’avoir les jambes coupées. Comme à chaque fois, je n’ai pas petit-déjeuné et peut-être qu’il aurait été judicieux à ce moment-là de croquer un peu de ma barre énergétique Mulebar (que j’ai finalement promenée durant 15 km calée dans mon soutien-gorge).

Après le ravitaillement nous entrons dans la partie profonde du Grand Parc pendant presque 3 kilomètres, où il n’y a quasiment que du terrain et des chemins forestiers (heureusement, pour compenser ces routes hostiles, il y a quelques descentes qui permettent de souffler et de regagner quelques secondes). Je désespère un peu, parce que je réalise que je n’arrive plus du tout à rester dans l’allure prévue. C’est difficile, mais j’ai l’impression que ça l’est plus dans ma tête que dans mon corps … Le fait de ne pas réussir à suivre mon plan de départ me mine un peu, mais je continue de mettre toutes mes forces dans la course.

Depuis un moment, je croise sans cesse une jeune runneuse blonde qui porte le même tee-shirt que moi aujourd’hui : celui du semi-marathon de Paris 2013. Elle me double, quelques minutes plus tard je repasse devant elle, puis elle se retrouve à nouveau devant … et ce sera ainsi jusqu’à la fin. Quand nous nous retrouvons côte à côte, je ne lui décroche pas un regard mais ma tête se raccroche à ce nouvel objectif : ne pas la lâcher.

Deuxième ravitaillement au kilomètre 10. Une gorgée d’eau et le reste en plein visage. Tant pis pour le mascara et la photo officielle ! Après ça, je suis reboostée ! En plus le terrain est des plus roulant. Enfin ! Sauf que je commence à fatiguer. Si au niveau du souffle tout va bien, je sens mes mollets et mes cuisse se raidir ; courir dans l’herbe est plus fatiguant que le bitume !

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Avec Sandrine et Greg, peu avant le départ de la course.

Les 5 derniers kilomètres me semblent longs ! Alors qu’il y a eu relativement peu de monde le long du parcours, l’ambiance est des plus festives à 2 km de l’arrivée, quand nous passons près des grilles d’entrées du jardin du Château. Histoire de m’achever, il y a deux montées bien raides dont une en haut de laquelle nous attendent les photographes de Photo Running. Un sourire, un dernière effort et … qui vois-je ?! Ma runneuse blonde au tee-shirt du semi de Paris ! Elle franchit la ligne à peine 3 mètres devant moi ! Je passe la ligne à mon tour (le chrono officiel vient d’un coup de me rassurer sur mon temps) et je lui tape sur l’épaule en arrivant à sa hauteur. Je la félicite pour sa course et pour son superbe tee-shirt ! Elle a un petit accent étranger, mais je n’en saurai pas plus. J’avance en quête d’une bouteille d’eau et de ma médaille !

Après la course …
Au stand presse de GO Sport, j’engloutis un litre d’eau et je retrouve Greg et Sandrine. 59 minutes pour l’un et 1 heure 04 minutes pour l’autre ; leurs objectifs sont largement remplis. Ma montre à moi indique 1 heure 14 minutes et des bananes (mais pour 14.58 km) et j’ai cru voir 1 heure 16 lorsque j’ai passé la ligne d’arrivée. Du coup je coupe la poire en deux et imagine que mon chrono réel doit approcher des 1 heure 15.
Greg me présente à un couple de « Runnosphériens » : Nicolas et Clara, venus avec leur adorable petite fille Nina. Emma est là aussi. En une matinée, j’ai quasiment rencontré plus de blogueurs-runneurs qu’en une année entière ! Il n’est pas encore 11 heures, mais il est déjà temps pour moi de repartir : une heure de route m’attend avant de retrouver ma famille pour un déjeuner bien mérité ! Les endorphines font déjà effet : je chante à tue-tête dans ma voiture et j’aime la terre entière.

Bilan …
Bilan chronométrique tout d’abord, parce que c’est (presque) le plus important ! Temps officiel : 01:15:33. Temps réel : 01:14:16 !!! Je suis 38ème sur 658 dans ma catégorie. Si je prends le temps réel, cela fait une vitesse moyenne de 12.1 km/h, soit exactement ce que je souhaitais au départ. Mon record personnel sur la distance est battu de plus de 2 minutes ! Que du positif !
Par ailleurs j’évoquais, après ma course du Château de Vincennes, deux points qui, selon moi, pouvaient largement être améliorés : mon alimentation un peu anarchique et mon absence d’entrainement structuré. Si je n’ai pas du tout travaillé sur ce dernier point, je tiens à dire que côté nutrition, j’ai été quasi exemplaire depuis une grosse semaine. Et ce joli chrono me laisse à penser qu’éviter de nourrir mon corps de pizza et de chocolat n’est peut-être pas une si mauvaise chose !

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