La course de L’Etudiante vue par Sylvie – 20 avril 2013

Le week-end dernier, j’ai préféré courir l’Humarathon plutôt que L’Étudiante où je m’étais tout d’abord inscrite. J’ai donné mon dossard à Sylvie, ex « copine de partiels » de mes études de psychomotricienne, maintenant maman de deux adorables bouts de chou.

Sylvie, c’est une nana qui se met à la course à pied en novembre 2012 parce qu’elle a décidé de courir le semi-marathon de Paris le 3 mars 2013. Trois mois de course à pied et un semi : elle est comme ça Sylvie ! Voici comment elle a vécu sa deuxième course, qui est aussi son premier 10 kilomètres.

« Donc, la course. La course pour y aller, déjà. Parce qu’avec les 2 loustics, et le bus un samedi midi, il faut prévoir large. Et surtout, manger tôt. Pour avoir testé le footing post-prandial, je sais que ce serait une très mauvaise idée de recommencer. Donc, repas à 11h15, pour un départ prévu à 14h30. J’embarque les petits, direction le bois de Vincennes. Une fois descendus du bus, il faut trouver… Heureusement, j’arrive à l’heure. En même temps j’aurais pu partir encore 1 heure plus tard vu le retard pris pour les départs …

Le meilleur supporter !

On trouve. Les petits font craquer tout le monde. Retrait du dossard, où j’ai pris peur quand la nana me demande le certificat médical de … Carole ! Ben non Madame, c’est moi qui vais courir les 10 km, donc c’est MON certificat … Finalement, et au passage merci le smartphone ^^, j’ai le numéro 291. La nana me rassure, « le parcours est balisé tout le long ». Ouf … parce que moi, à part le semi-marathon de Paris le mois dernier, je n’y connais rien. Par contre, pas de puce, pas de chrono. Il parait que c’était spécifié à l’inscription. [Pour info, voici un extrait du règlement de L’Étudiante : « Classements et catégories (…) Le parcours de 10km sera sujet à un chronométrage. »] Bon, je suis invitée, je ne me suis pas inscrite, je vais pas râler ce serait mal vu.
Et là, j’attends. J’occupe les petits tant bien que mal. La baby-sitter arrive … et elle attendra aussi plus d’une heure avant que je ne parte. Ambiance un brin festive, petites animations au loin. J’avoue, je reste trop occupée avec les loulous pour en profiter.
Il fait beau, mais froid et venteux. Très froid par moments. Je décide donc de troquer mes manches courtes par les longues. Évidemment c’est une erreur monumentale, car après le départ le vent tombe, et il fait une chaleur à crever.

Finalement, le départ des 5 km est annoncé. Là j’ai un peu paniqué, je vois tout le monde partir … mais non, il reste quelques dossards sur des figures masculines au loin, qui attendent en s’échauffant. Moi, à la place, j’allaite. Super pratique avec le soutif sportif.

Enfin notre tour. Hop hop hop, c’est parti. On nous explique. Suivre les flèches jaunes, puis oranges. Bon, ok … J’ai mon objectif en tête (et la migraine aussi, mais passons) mais pas forcément dans les jambes, mais je me dis que ça va le faire. Rien que pour ma copine qui me file son dossard. Donc, pour le semi-marathon, j’ai passé les 10 km en 1heure 03. J’espère juste faire mieux. Idéalement, moins d’une heure. Faut pas trop m’en demander non plus, je ne cours que depuis novembre !
C’est parti. Je tiens mon rythme, 6 min par km, un peu rapide d’après mon cardio mais je m’en tape, je suis bien. Je double quelques nanas, les mecs sont loin devant, je me retrouve seule sur des petits chemins bien sympathiques. Mais voilà, ça se corse quand je ne trouve plus les flèches. Ben non, moi quand je cours je ne regarde pas mes pieds, je profite !!! Alors je me perds. Quatre fois en tout, quand même. A un moment, pas le choix, je m’arrête, je reviens, je marche, je cherche, je suis obligée d’attendre la coureuse suivante que j’ai pourtant doublée il y a un bail pour voir si elle sait où aller. Finalement, elle se perd aussi, on se perd tous, et on se retrouve. A tel point que je décide de rester juste derrière elle, même si son rythme n’est pas le mien.
Le parcours, sinon, était bien sympa. Ça me change de courir dans le bois, moi qui ne m’entraîne quasi que sur le bitume.
Un petit ravitaillement à mi-parcours dans un virage, que je zappe, certainement parce que j’estime avoir déjà perdu assez de temps à faire la touriste paumée … mais finalement je rebrousse chemin pour un morceau de banane. Et là je m’en veux. J’avais surtout soif, pourquoi n’ai-je pas pris le temps de boire ? Il fait trop chaud, je vois carrément des tâches sombres sur le parcours si bien que je me demande si je ne vais pas m’évanouir, là, juste là, là où personne ne me trouvera.

Ce samedi 20 avril 2013, 38 coureurs prenaient le départ du 10 km !

7ème km, plus que 3. J’ai vraiment chaud et soif, je me sens vraiment mal. Alors je pense, je divague. Si j’ai pu accoucher à deux reprises, je peux bien tenir encore 3 km ! Ouais, on s’accroche comme on peut … Et puis, plein de pensées pour les marathoniens de Boston, pour le petit Martin, pour ces coureurs amputés qui ne pourront plus courir … Moi je peux, même si j’ai soif et que je divague. Donc, je continue. Pas question de lâcher, je suis une warrior. Et surtout j’ai vécu pire, et j’en ai encore sous la semelle.
8ème km, je suis proche du lieu d’arrivée, je ne comprends pas … Normal : il faut refaire une boucle de 2km avant de passer sous le gros boudin. Ok, je continue … 9ème km. Je tiens la cadence, j’accélère un peu. Je regarde mon chrono, je vais dépasser les 1 heure, de peu, forcément … Pourtant, j’ai tenu le rythme, grrrr ! J’accélère un peu plus franchement avant la fin, je fais une boucle pour revenir sous le boudin. Je regarde mon temps, 1 heure 00 minutes et 51 secondes. Les boules !

Bon, au final, j’ai atteint mon objectif de faire mieux que le semi, même en me perdant, et je pense qu’en enlevant les précieuses secondes où je me suis perdue (et franchement énervée), je suis proche des 1 heure visées, voire moins. Donc c’est pas si mal, après tout. Et puis pour mon prochain 10km en juin, avec ma puce et un balisage correct, je pourrai sûrement passer sous la barre des 1h. Enfin j’espère !

Quelques félicitations à l’arrivée, surtout par les autres coureurs. Là j’ai bu au moins 1 litre en 2 minutes. Mangé 2 pommes. Retrouvé mes esprits, libéré la nounou, et l’heure avancée m’a fait partir au moment de la remise des petits cadeaux pour les meilleurs (meilleurs déguisements, meilleurs temps). Pour info, le 1er du 10km s’est lui aussi perdu sur quasiment 1 km ; voilà qui me rassure quant à mes compétences à suivre les flèches au sol.
Petite anecdote aussi, à l’arrivée de la course des 5km, mon grand garçon de 5 ans voit au loin une fille qui me ressemble, donc il se jette dans ses bras pour la féliciter, parait-il. Il est vraiment mon meilleur supporter. :-D »

3 comments to La course de L’Etudiante vue par Sylvie – 20 avril 2013

  • Merci à Sylvie pour le résumé. Et bravo pour la perf’. Améliorer son temps fait sur bitume et grandes avenues sur notre parcours dans le bois et pleins de virages, c’est super !

    Effectivement des petits soucis sur le balisage du 10km (qui était une première après 2 éditions qui comptaient seulement un 5km) et nous nous en excusons. Le balisage reste compliqué à croiser avec notre volonté de faire un parcours entièrement nature et de sortir des chemins et grandes avenues du bois.
    Plus les petits malins qui s’amusent à retirer la rubalise et à effacer les flèches le matin…

    En revanche, le 10km est bel et bien chronométré (sans puces, oui c’est possible) !
    Le classement est disponible ici : http://www.letudiante-lacourse.fr/ledition-2013/

    A l’année prochaine sur un parcours toujours aussi beau mais mieux balisé, c’est promis !

  • Sylvie

    Merci L’Etudiante pour ces éclaircissements

    Je suis tout à fait satisfaite de ce beau parcours dans le bois, c’était vraiment une course très agréable dont je garde un bon souvenir, malgré les petits soucis de balisage (au passage, faut vraiment être nul pour s’amuser à effacer le fléchage… Je n’avais pas idée… Pffff )

    Pour le chrono, j’aurais donc dû me positionner plus proche de la ligne de départ, mon temps réel aurait mieux collé avec l’officiel. Mais c’est pas bien grave, entre ma polar et mon appli smartphone, je m’y retrouve

    Merci encore à Carole. L’année prochaine tu me largues au 1er km ?

    • On fait parfois face à des gens qui se disent « défenseurs de la nature »… Ils ne défendent pas grand chose à part mettre des batons dans les roues de ces courses qui sont entièrement caritative et organisées par des bénévoles.

      Mais bon, ils nous motivent encore plus !