Les Foulées Charentonnaises de 2016 ... en spectatrice !

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La Poussinade – Ont-ils conscience de la chance qu’ils ont de pouvoir courir ?

L’année dernière, c’est moi qui ne voulais pas entendre parler de course officielle. En 2016, je crois que ce sont les courses officielles qui ne veulent pas entendre parler de moi !

Il y a d’abord eu le 10 kilomètres des Foulées de Vincennes : j’étais inscrite mais finalement « non-partante » (comme au PMU ). Bon Ok, je n’y ai pas vraiment mis du mien cette fois-ci alors on peut dire que ça ne compte pas vraiment.

Mais pour ce 5 kilomètres des Foulées Charentonnaises, j’étais sûre d’y aller ! Pour la simple raison que je m’y étais inscrite en duo et que mon partenaire de course n’approuverait pas que je le laisse tomber. Alors, acte manqué ou réelle blessure ? On ne le saura jamais ! Mais le fait est que, une semaine avant la course, je me déglingue un mollet. Comment ? En galopant des heures avec Maya en forêt puis en enchaînant direct avec un footing. Too much is too much. Et je ne fais pas semblant, puisque je suis quasiment incapable de marcher pendant deux jours. Suspicion de déchirure, mais ouf : il ne s’agit « que » d’une contracture. Sauf que le timing est trop juste, et ce 21 février 2016 je suis pleinement consciente que mon mollet n’est pas prêt pour courir 5 kilomètres à toute vitesse. Mon partenaire va donc courir sa (première) course tout seul. Et, pour la première fois de ma vie, je vais jouer le taxi, la spectatrice, la pom-pom girl, la photographe, le vestiaire et le ravitaillement

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L’arrivée de « mon » coureur !

Ce dimanche matin, je redécouvre donc la joie du réveil à l’aube, la galère pour se garer, le retrait du dossard, l’échauffement (ah non, ça c’est une nouveauté pour moi ) … Je vis même l’excitation un brin stressante de l’attente du départ, mais tout ça de l’autre côté de la barrière.

Et surtout, dans le genre « nouveautés du jour », je découvre ce que c’est d’attendre son coureur à l’arrivée. Un œil anxieux sur le temps, l’autre sur les personnes qui terminent leur course. Les secondes et les gens qui défilent. Ont-ils conscience de la chance qu’ils ont de pouvoir courir ? Et enfin, rouge comme une tomate mais souriant, « mon » coureur ! Un mot d’encouragement puis j’aperçois le chrono et je pense : « Ah ouai quand même. Heureusement que je n’ai pas couru avec lui parce que je l’aurais ralenti ! »  Je le rejoins après l’arche d’arrivée. Il est plutôt frais, fier de lui mais convaincu qu’il n’a pas tout donné, qu’il aurait pu faire mieux. Il évoque déjà une prochaine course, avec un entrainement plus adéquat (oui, parce que Monsieur sort du 13 km/h en courant seulement 5 kilomètres un dimanche sur deux). Je le regarde et je peux presque voir cette petite décharge d’endorphines, de dopamine, d’adrénaline ou de je ne sais quelle hormone qui fait que l’on voit le monde en rose après avoir couru. Je l’envie, lui et tous les autres qui passent l’arche d’arrivée ou s’apprêtent à prendre le départ du 15 kilomètres.

Conclusion (très) personnelle : participer à une course en tant que spectatrice, c’est mille fois plus difficile que d’y participer en tant que coureuse !

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