Ma 33ième Course de la Rentrée - 8 septembre 2013

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Le dossard du week-end.

– Pourquoi cette course ? –
Je l’ai courue pour la première fois l’année dernière et j’ai une petit revanche à prendre. En effet, un point de côté (toujours le même …) m’avait freiné dans mon élan dès les premiers kilomètres. Mais malgré cela, j’avais terminé avec un classement honorable ; l’avantage des petites courses ! Alors cette année, au moment de me réinscrire, je jette un coup d’œil aux résultats de 2012 et je me dis que le trio de tête féminin n’est pas si inatteignable : 12.9 km/h de vitesse moyenne pour la gagnante. Bon je n’ai encore jamais tenu une telle vitesse, mais avec un RP sur 10 km à 47 minutes et des bananes, je sais que je peux m’en rapprocher.

Enfin tout ça c’était avant ma pseudo-blessure au pied : en début de semaine, soit 48 heures après le semi-marathon de Lille, une douleur sous le pied est venue m’emmer*** au point que même la marche devenait pénible. Je n’ai constaté aucune amélioration malgré le repos, ai fait un détour chez le médecin, pris rendez-vous chez un podologue. Magie de l’Advil ou pas, la douleur a légèrement diminué depuis samedi et ce week-end j’ai très envie de courir.

– L’objectif ? –
L’objectif est inavouable car très prétentieux : le podium (réservé aux trois premières féminines, toutes catégories confondues), rien que ça. Il n’y a que 7.6 kilomètres donc je compte bien y aller à fond, même si parallèlement je n’y crois pas trop (aaaah mais c’est quoi cette mentalité ?!). Je ne prends pas la peine d’emporter ma Garmin ! Juste mon iPhone et ma musique : ces 7.6 km se feront à fond mais au feeling. Pas d’objectif de chrono, mais ma tête a noté que si je termine dans les 35/36 minutes ce serait le top.

– La veille … –
RAS, si ce n’est que je mange n’importe quoi depuis quelques jours. Un peu déprimée, je me console à coups de desserts bien sucrés (ça rime en plus). Aucun entraînement spécifique. Bref, je m’arrête là parce que j’ai la désagréable impression de me répéter à chaque fois …

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À quelques mètres de l’arrivée !

– L’avant-course … –
Je récupère mon dossard, et constate qu’il y a énormément de monde qui vient s’inscrire sur place. Le beau temps sans doute !
Sans ma Garmin, avec mon iPhone dans son brassard et sapé n’importe comment, j’ai un peu l’impression d’être une touriste runneuse débutante. Mais j’aime bien ça, ça m’enlève toute pression. Je m’échauffe tranquillement, fais 3 pauses pipi et il est déjà l’heure de se placer.

– Les 7.6 kilomètres … –
Coup de feu surprise et c’est parti ! Je suis plutôt près de la ligne de départ, il y a peu de monde et je ne galère quasiment pas pour trouver ma vitesse. Arrive la première côte, en haut de laquelle m’attend mon père. Enfermée dans ma bulle musicale, j’ai presque failli ne pas le voir ! Nous amorçons ensuite une belle descente jusqu’aux Bords de Marne, durant laquelle je grignote quelques places.

Les premiers kilomètres me semblent interminables ; je me dis que ces 7 kilomètres vont être très longs ! Je repère deux nanas devant moi, un type court à mes côtés pendant quelques temps. Je connais bien cet endroit, nous longeons la Marne. C’est plat et je maintiens une vitesse qui ma l’air constante. Je double un peu puis me cale derrière une dame.

Nous quittons les Bords de Marne pour rentrer dans la ville. Mes mollets tirent un peu, mais contre toutes attentes mon pied va très bien ! Pas de point de côté « déclaré », même si je sens qu’il est là, tout près. Le peloton est très espacé : le petit groupe dont je fais partie se situe au moins 50 mètres derrière un autre groupe. Je ne me retourne pas pour regarder derrière moi, mais pendant un moment une voiture de police nous suit, donc j’imagine que ceux qui nous suivent sont loin derrière.

Une dernière montée durant laquelle je ne lâche pas « ma » dame, puis celle-ci me trace dans la dernière descente ! Impossible de la rattraper, mais comme je sais que l’arrivée est proche je donne tout. Je prends tout de même le temps d’encourager un type qui marche. Il ne me décroche ni un regard ni un sourire mais je ne me formalise pas : je sais trop bien ce que c’est d’être « dans le mal ».

À 500 mètres de l’arrivée, un bénévole me fait signe de la main que je suis 5ème ! Waou, voilà de quoi maintenir le rythme jusqu’à la ligne d’arrivée. Mon père est là, j’esquisse un rapide sourire mais j’en ch** ! Je fonce vers l’arrivée. Je cherche le chrono des yeux, mais RIEN ! Je franchis la ligne sans avoir aucune idée de mon temps !

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Le classement des premières féminines !

– Après la course –
Ça fait du bien quand ça s’arrête ! Je zigzague jusqu’à une personne qui m’enlève mon dossard, puis me dirige tranquillement vers le ravitaillement. Une dame s’approche de moi et me dit : « C’est vous qui me suiviez ? » Mais oui ! Je la remercie et la félicite en même temps. Elle a l’air fraîche comme une rose. Elle m’explique : « Il fallait en garder sous le pied dans la dernière montée pour pouvoir envoyer dans la descente. » La sagesse des V1 ! Elle a terminé dans les 36 minutes (donc je pense être dans les 37, ce qui est plutôt pas mal).

Je retrouve mon père. J’ai un espèce de goût métallique dans la gorge, je me dis que ce doit être une preuve que j’ai bien bossé. En tout cas j’ai fait de mon mieux, et je suis satisfaite de ma course. Nous retournons vers la voiture ; pendant un moment je songe à rentrer à la maison en petites foulées, mais mes mollets me hurlent qu’ils ne sont pas du tout de cet avis.

– Bilan –
Mon moral est remonté en flèche ! Moi qui ai passé la fin de la semaine à déprimer, me voilà remotivée ! La magie des endorphines ! Je suis plutôt fière de ma place et j’ai hâte de connaître mon temps et ma vitesse moyenne. J’aurais été curieuse de connaître le dénivelé de la course, mais il restera un mystère ! Fin du suspense le lendemain avec les résultats officiels : j’ai couru ce 7.6 km en 36 minutes et 30 secondes, ce qui me fait une vitesse moyenne de 12.5 km/h. Côté classement, je suis 5ème féminine (sur 71) et 3ème de ma catégorie (sur 31). Je suis très contente, et j’espère faire aussi bien mieux dans deux semaines, sur cette même distance.

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