« Mes » foulées du Ter – 24 juin 2012

La veille – Le lendemain de notre arrivée en Bretagne, direction le Sport 2000 de Lorient pour récupérer mon dossard : je suis le numéro 52, pile le temps que j’espère faire demain ! J’ai le droit en guise de cadeau à … une serviette de bain ! Je connaissais les tee-shirts et même les manchons, mais alors une serviette de bain, c’est une première !

Lorsque je demande s’il n’y a pas de puce électronique, le mec me regarde avec l’air de ne rien y comprendre et me propose … des épingles à nourrices ! « Euh non, une puce électronique, le truc qui fait biiiiiiip au départ et à l’arrivée et qui permet de connaître le temps. » Là j’ai clairement l’impression de débarquer de la planète Mars. Ou plutôt la Parisienne débarquée en Bretagne. Puis il m’explique qu’il n’y a pas de système électronique et que tout est fait manuellement. Je n’ai jamais vu ça, mais j’imagine donc que demain sur la ligne d’arrivée il y aura une dizaine de personnes, chronomètre à la main, pour noter le temps de chaque participant. Sachant qu’il y a plus de 260 personnes d’inscrites sur le 10 kilomètres, j’ai hâte de voir comment ils se débrouillent !

Éric et moi partons ensuite en repérage de l’endroit où a lieu le départ : le parking Saint Mathurin, le long du lac du Ter. C’est un endroit boisé, très sympa pour courir à première vue. Mais à y regarder de plus près, les chemins sont en terre, il y a des tonnes de pierres et de racines qui sortent du sol et le tour du lac n’est jamais plat, les montées et les descentes s’enchainent ! Pour moi qui n’ai jusqu’à présent couru que sur du bitume et des parcours plutôt plats, ça risque de me changer. L’idée de battre mon record perso et de frôler les 51 minutes s’éloigne un peu, d’autant plus que le terrain est déjà bien gadoueux à certains endroits et que la pluie est annoncée pour toute la journée de demain !

Ma tenue est prête : ma vieille paire de runnings, ma casquette (pour la pluie), un petit short rose et mon tout nouveau tee-shirt Adidas. Un vrai bonbon !

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Le jour J – Au réveil, je troque mon short contre un pantalon : vu les températures automnales, le vent et la pluie, c’est sûrement plus prudent ! Un thé vert et une bouchée de banane plus tard (pas réussi à faire mieux niveau petit-déjeuner), c’est parti !

En pleine course ! – Foulées du Ter 2012

275 personnes sur la ligne de départ. Je pars dans les dernières comme d’habitude, mais plutôt vite par rapport à mes précédentes courses. Dire que je ne me suis pas méfiée quand j’ai vu inscrit sur le site : « Type de la course : nature » Du dénivelé à gogo (bon Ok : 130 mètres de montée et idem pour les descentes, selon le GPS de mon IPhone), une première pour moi : des petites côtes s’enchainent sans cesse ! Mais surtout la plupart du parcours se fait en sous-bois, sur un sol en terre mouillée avec des pièges en tout genres : pierres, racines, boue profonde et bien glissante … Je n’ai jamais couru dans de telles conditions !

Je comprends vite dès les premiers kilomètres qu’il me sera impossible de battre mon record perso de Vincennes : les montées me ralentissent un peu, mais je crains surtout les descentes dans cette gadoue ! Je m’imagine déjà m’étaler dans un grand écart incontrôlé, m’exploser les dents sur une racine ou me tordre une cheville, donc je freine volontairement.

A l’arrivée ! – Foulées du Ter 2012

Je me cale derrière un couple, puis je double et me mets derrière une nana. Malgré les difficultés de ce parcours, j’arrive à suivre le rythme : je ne me ferai doubler que 3 ou 4 fois durant toute la course. Mon appli IPhone n’est pas très encourageante : selon elle je dépasse à peine la vitesse moyenne de 10.3 km/h ; pourtant mon corps a l’air de penser que je suis bien au-dessus. Un point de côté vient me gêner vers le kilomètre 5 (l’alternance montées/descentes est vraiment crevante) mais je trouve la motivation pour grimacer sourire à mon homme qui m’attend sur le côté avec l’appareil photo.

Aucun arrêt aux ravitaillements, j’ai déjà assez de mal avec ma bouchée de banane que je sens encore gigoter dans mon estomac. Les 4 derniers kilomètres sont difficiles, j’ai l’impression de ralentir mais je constate que mon écart avec les participants de devant n’a pas trop changé ; peut-être sont-ils crevés comme moi ?

Une dernière accélération et je passe la ligne d’arrivée en 53 minutes et 51 secondes. Un mec me fait une blague genre « c’était trop court hein ?! » alors que je suis limite agonisante à attendre dans la file pour qu’on récupère mon dossard. J’hésite entre mourir, vomir ou m’évanouir ! Finalement rien de tout ça, je retrouve mon homme et nous assistons à la première remise de trophées. Le vainqueur a terminé en 35 minutes, surhumain !

Au final je suis 9ième de ma catégorie sur 33 avec une vitesse moyenne de 11.14 km/h, mais dans le bas du classement général : 197ième sur 275. Ils ont la forme ces Bretons ! J’ai donc mis 30 secondes de plus qu’à Vincennes il y a trois semaines. Mais vu les conditions, je ne suis pas déçue. Au contraire : un tel temps sur un 10 km glissant, accidenté et vallonnée, ça veut dire que la prochaine fois sur du plat et du bitume, je toucherai du doigt les 51 non ?!

9 comments to « Mes » foulées du Ter – 24 juin 2012

  •  » je m’imagine déjà m’étaler dans un grand écart incontrôlé, m’exploser les dents sur une racine ou me tordre une cheville, donc je freine volontairement.  » loool

  • marilyn

    rah ça me manque de courir ! bravo en tout cas

  • Didon tu critiques beaucoup la Bretagne toi je trouve ^^. Je suis de là-bas alors forcément…

    bravo pour ta course, ton temps est top vu les conditions !!

  • je te dis chapeau , c’est génial le temps que tu as fait

  • Ln

    t’es trop chou sur la photo !! bravo pour cette course !!

  • Solène

    Et alors, comment font-ils pour les chronos ??!

    Bravo pour ton résultat vu les conditions Je te lis régulièrement, tu es toute mimi sur les photos en plus.

    A bientôt !!

    • Bonjour Solène,

      Pour les chronos, j’ai vu une personne sur la ligne d’arrivée avec un chronomètre à la main + deux autres qui relèvent les numéros de dossards par ordre d’arrivée !
      Comme les participants étaient assez « dispatchés » les uns des autres, ça avait l’air gérable. Mais il faut être super attentif pour ne pas louper un coureur/une coureuse !

      Merci pour ton message.

      A bientôt.

      Carole

  • Lily

    Ton récit est fabuleux !
    ça donne envie de faire des courses

  • C’est vrai que sur les petites courses, le sytème de la puce électronique n’existe pas. Tout est noté à la main. C’est rigolo
    J’ai participé à une course nature comme ça l’année dernière et comme toi, j’ai été surprise
    Bravo en tout cas parce que ces terrains n’ont rien à voir avec les courses sur route. Quand on est habituées au bitume, retrouver l’herbe, la boue, les dénivelés, c’est pas simple à gérer. Mais tu l’as fait et avec le sourire :)) Le chrono, après ce n’est qu’accessoire, le principal c’est de se faire plaisir