Mon premier 5 km – Foulées de Vincennes 2013

Côté musique : une playlist courte, éclectique et efficace !

La veille – C’est ma première course de 2013, et mon premier 5 kilomètres. Je commence l’année en douceur.

Préparation pour cette distance encore jamais courue ? Absolument aucune ! Je n’ai pas spécifiquement travaillé la vitesse. Je n’ai rien travaillé du tout en réalité. Entre la neige de janvier et mon boulot, je n’ai vraiment pas été sérieuse. Mais c’est mon premier 5 km et je ne suis pas du genre à me prendre le chou en running. J’ai donc prévu de courir au feeling, mais surtout à fond ! Avec tout de même un objectif : obligatoirement moins de 25 minutes (12 km/h). 24 serait cool (12,5 km/h). Moins de 24 serait … l’extase ! De toutes façons ce sera forcément un nouveau record perso, puisque c’est ma première fois.

A midi je récupère mon dossard (numéro 5490) et un « joli » tee-shirt orange. Un petit coup d’œil sur les résultats de l’année dernière m’indique que je pourrais terminer dans les 10 premières femmes si je me débrouille bien. De quoi me mettre un peu de pression et de motivation. Mais pour ça il va falloir que je parte vite dès le début, et c’est loin d’être ma spécialité. J’ai tellement lu et relu qu’il ne faut jamais partir trop vite pour ne pas se « griller » que ma tête semble avoir intégré définitivement ce principe. Et puis il va falloir que je m’échauffe un minimum, contrairement à d’habitude.

La veille, tout est déjà prêt !

Météo France prévoit un beau soleil mais seulement 1 petit degré. Alors coté tenue, j’épingle mon dossard sur le tee-shirt de la course (que j’ai pris en M pour pouvoir planquer un gros sous-pull Damart en dessous) + mon caleçon long. Pour le glamour, on repassera … Vivement le printemps qu’on puisse s’habiller un peu plus sexy !

Côté dîner, cette fois on fait dans l’originalité : repas chez une amie Sri Lankaise, doublé d’une soirée crêpes (Chandeleur oblige) chargée en Nutella ! Avec tout ça, je devrais avoir suffisamment d’énergie pour demain. Mais pas sûre que j’arrive à « décoller ». :-?

Le jour J – Le départ est donné à 9 heures. C’est très (très) tôt, surtout après la soirée d’hier ! Le réveil est donc plutôt difficile à 7 heures du matin. Heureusement je ne suis pas seule dans cette galère : mon homme m’accompagne. Grâce notamment à une argumentation sans faille : 1 – il n’y en a que pour 25 minutes et 2 – à 9 heures 30 on pourra retourner se coucher !

J’avale une vitamine C, un thé et direction Vincennes !
J’élimine un peu mon stress en me défoulant sur le givre du pare-brise de ma voiture ! Je suis toute speed, j’ai hâte d’en « découdre ». Nous arrivons à 8 heures 30, il n’y a pas trop de monde à cette heure là. Aucune galère pour trouver de la place, ça change. J’étais censée m’échauffer correctement, mais finalement je trottine sans grande motivation près d’Éric.

A quelques mètres de l’arrivée !

9 heures ! Pour une fois je ne suis pas trop mal placée sur la ligne de départ. Garmin est allumée depuis 10 minutes mais n’est pas foutue de trouver les satellites. Et cette idiote ne captera rien avant 1.5 km de course ! Un scandale.
Je pars donc vite. Très vite. Trop vite ? J’ai l’impression que mon corps se demande un peu ce qu’il se passe. Mais bon, pour 5 km va falloir qu’il tienne le coup. J’emprunte les trottoirs pour doubler « tranquillement » et j’essaye de continuer au plus vite. J’ai rapidement l’impression que ma cage thoracique va exploser et que mon corps tente de me faire cracher les excès alimentaires de ces derniers jours. Il me vient des pensées folles comme « dorénavant je m’entrainerai sérieusement » ou « demain j’arrête le Nutella ». :roll:

Entre Garmin qui ne capte rien et les multiples marquages au sol, j’ai du mal à savoir où j’en suis. Finalement je me cale dernière une nana (celle de la photo) et je ne la quitterai pas de tout le reste de la course. De dos elle a l’air d’être super à l’aise, contrairement à moi qui agonise. Je tente un sourire et une pose de star en croisant les photographes officiels : j’espère que ce sera convaincant !

Les kilomètres défilent. J’ai vraiment l’impression d’être à fond. 5 km à fond ça passe à la fois vite et lentement, et déjà je reconnais les environs de l’arrivée. Je tente un semblant de sprint, double une ou deux nanas et passe la ligne en 23 minutes 58 secondes. C’est bien, mais sur le coup je ne peux m’empêcher d’être un peu déçue : vu mon dernier temps sur 10 km, je pensais que sur 5 km les 13 km/h de moyenne étaient jouables. Mais non, pas cette fois en tout cas ! Éric me réconforte en me disant que je suis parmi les premières femmes, et qu’il ne m’attendait pas aussi tôt. Puis nous rentrons rapidement nous mettre au chaud.

Un peu plus tard (précisément en sortant de ma douche), mon homme m’annonce quelque chose qui efface toute trace de déception : je suis officiellement la 12ième femme la plus rapide (sur 208) et la 6ième de ma catégorie sur 94. Et au temps réel c’est encore mieux : 10ième femme et 5ième de ma catégorie ! Je suis trop contente ! Et très fière aussi, il faut bien l’avouer.

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