Mon premier semi-marathon - 28 octobre 2012

La veille – Petit footing en famille suivi d’un bon déjeuner, puis direction le Château de Vincennes en quête de mon dossard : numéro 4945 ! Le tee-shirt de la course est sympa, mais vu les conditions climatiques polaires prévues pour demain matin je vais opter pour un collant long, un haut spécial froid et mon cache-oreilles. Pas envie d’accumuler les couches de vêtements ; je risque déjà de pas mal galérer à transporter mon propre poids durant 21 kilomètres !

Officiellement, je cours ce semi « pour participer ». Aucune préparation kilométrique, je n’ai jamais couru à ce qui est censée être ma vitesse de croisière sur cette distance et je suis toujours incapable de prendre un petit-déjeuner avant de partir courir ; terminer en 2 heures dans ces conditions tiendrait du miracle. Officieusement, boucler ces 21 kilomètres en moins de 2 heures serait l’extase. Les deux seules fois de ma vie où j’ai couru cette distance en guise de sortie longue (précisément le 26 décembre (jour de mon anniversaire) 2011 et le 12 mai 2012 selon mon ancien partenaire de course Runtastic), ça a donné au mieux 2 heures et 11 minutes de course. A priori je devrais pouvoir faire aussi bien. Mais de là à gagner 11 minutes …

Ma plus grande trouille est de devoir marcher/abandonner à cause de ma douleur au niveau des abdos. Et ma deuxième plus grande trouille est de tomber dans les pommes au bout de 15 km, faute d’avoir su gérer les ravitaillements. Alors comme si ça pouvait tout arranger, mon dîner se compose d’un gigantesque plat de pâtes au fromage (et une bonne dose de guimauves enrobées de chocolat). C’est l’avoine du soir qui fait le cheval du lendemain, parait-il.

Tenue hivernale pour ce premier semi !

Le jour J – J’ai bien dormi, et le changement d’heure est bienvenu : je me lève naturellement 5 minutes avant le réveil. Mais à peine ai-je mis un pied hors du lit que le stress d’avant-course me tombe dessus ; même le thé a du mal à passer ! Il fait un froid de canard : la serrure de ma voiture a gelé, et je dois gratter le givre à l’extérieur ET à l’intérieur de mon pare-brise ! Puis direction chez mes parents, en chantant à tue-tête dans ma voiture-frigo. On se détend comme on peut ! :roll:
Ma mère se charge de blinder mes poches de raisins secs, puis mon père me dépose au Château de Vincennes (après avoir croisé un coureur déguisé en Néfertiti :lol:). Je trouve le sas des dossards bleus, et j’attends sagement dans un petit rayon de soleil. Avec mon bonnet, mes gants roses et mon gros casque j’ai un sacré look. Mais on est pas là pour faire un défilé de mode hein !

Top départ ! Je passe l’arche environ 3 minutes après les premiers, tout en enclenchant ma Garmin. Malgré le monde, le départ est assez fluide. Les premiers kilomètres se passent nickel : je démarre tranquillement, j’ai l’impression d’être régulière (en réalité pas vraiment) et je m’empêche de regarder ma montre pour ne pas m’influencer ! Au feeling, j’ai l’impression d’être au-dessus de mes prévisions sans toutefois être à mon allure de 10 km. Je me dis que c’est gérable. Vers le 6ième kilomètre, une boucle me permet de réaliser que le meneur d’allure des 2 heures est derrière moi. Cool !

Je passe le 10ième km en 56 minutes 18 au temps officiel (environ 3 minutes de moins sur ma montre). 56 minutes, c’est pile-poil le temps de passage noté sur mon avant-bras pour terminer en 2 heures ! J’en profite pour prendre mon premier verre d’eau au ravitaillement, par le nez ! Ah c’est donc ça la difficulté de boire en courant ! Mine de rien ça réveille, et je repars de plus belle. Sauf que c’est maintenant que les choses sérieuses commencent. Vers le kilomètre 12, je décide qu’un peu de sucre ne me ferait pas de mal et je pioche dans mon ravitaillement personnel : je croque un raisin sec ! Un seul, que je coince entre deux dents. Après le coup de l’eau dans le nez, je voudrais éviter l’étouffement avec le raisin !

C’est à partir du km 15 que je commence vraiment à souffrir. Au ravitaillement je prend un verre d’eau, que j’arrive à boire correctement cette fois-ci. Mais je sens que le manque d’entrainement est en train de se payer ! Heureusement ma musique est là, mais ce n’est pas suffisant. Ma douleur aux abdos se pointe puis repart ; un vrai mystère. Alors pour m’encourager, je pense à mon père, ma mère, ma sœur (et son énergie en boite de nuit quand Call me maybe résonne dans mes oreilles), Dominique, Philippe, mon tatouage (qui prend tout son sens dans un tel moment), les gens qui m’agacent, Éric, ma grand-mère … et j’en passe ! Malgré tout j’ai pas mal ralenti (10.3 km/h au plus lent) et quelques sprinteurs me doublent. Les derniers kilomètres sont terriblement looooooongs. 18, 19, 20 … Surprise, mon père est là sur le côté ! « Plus que 200 mètres ! » Ouf, parce que là je désespère un peu de la voir cette arche d’arrivée !

Enfin ça y est, j’y suis ! Je termine en 1 heure 57 minutes et 47 secondes au temps officiel. Tout le monde est agglutiné, impossible d’agoniser tranquille ! Heureusement que mon père me retrouve et me tend une bouteille d’eau. Je donne ma puce et récupère ma médaille. Un peu de marche à pied puis je m’affale dans le siège passager de la voiture. La douche brûlante qui suit est un pur bonheur, presque autant que ma sieste après le déjeuner.
J’ai un peu mal partout, surtout au niveau des cuisses et des mollets mais … je suis semi-marathonienne ! 1741 sur 2442 au classement général et 99ième de ma catégorie sur 237. Au temps réel, je m’en sors en 1 heure 55 minutes et 15 secondes. Sans préparation, je trouve ça plutôt pas mal pour un premier semi-marathon.

18 comments to Mon premier semi-marathon – 28 octobre 2012