Love, life ... and horse-riding !

Voici Maya !

Depuis quelques semaines, j’ai remplacé la moitié de mes footings hebdomadaires par … Du yoga ? Non. Du renforcement musculaire ? Non plus (mais j’ai essayé pourtant, promis : dédicace au Bikini Body Guide de Kayla Itsines qui prend la poussière dans un coin de l’appart’). De la natation ? Jamais de la vie. Depuis quelques semaines, j’ai remplacé la moitié de mes footings hebdomadaires par … un cours d’équitation avec Maya !

Alors je ne sais pas réellement si l’idée m’est (re)venue parce que j’habite tout près de La Cité du Cheval dans les Yvelines. Ou bien parce que mon nouveau travail me laisse pas mal de temps libre. Ou peut-être parce que courir ne me suffisait plus. Parce que l’idée d’aller fractionner sur une piste ne m’emballait plus autant que ça, même si ça me fait toujours autant de bien une fois que c’est fait ! Parce que même les footings tranquilles dans de jolis endroits commençaient à perdre de leur charme, devenant limite une « obligation » pour occuper mes quelques demi-journées de libre. Ou peut-être parce que ça commence à me gaver ce « microcosme » où les gens affichent leurs « exploits » au Semi-marathon de Paris ou ailleurs. Peut-être que c’est l’âge aussi, la vie. Les intérêts se modifient-ils avec le temps ? En tout cas moi je (re)cherchais quelque chose dans lequel je pourrais continuer à m’épanouir.

Il y a aussi eu cet extrait de « Demain est un autre jour » : « Eleanor Roosevelt a dit un jour : Faites chaque jour quelque chose qui vous fait peur. Pousse-toi à réaliser les choses qui t’effraient, ma chérie. Prends des risques et vois où ils te mènent, car, grâce à eux, la vie vaut la peine d’être vécue. » Ce bouquin raconte l’histoire d’une trentenaire qui, à la mort de sa mère, ne touche pas le magnifique héritage escompté mais reçoit … une liste. La liste de ses rêves d’adolescente, qu’elle avait écrite à 14 ans et que sa mère avait précieusement conservée. Pour toucher sa part d’héritage, elle a un an pour réaliser tous les objectifs de cette « life list » … qui n’ont pas grand-chose à voir avec sa vie actuelle ! Un livre a priori léger, mais … Et ma « life list » à moi, elle en est où ? Je n’ai toujours pas pris le temps de me pencher dessus, mais j’ai décidé de faire quelque chose qui me fait peur : reprendre l’équitation. Je vous passe la looooongue histoire de passion et de chutes qui fait que je monte à cheval de façon très intermittente depuis … plus de 20 années ! Mais me voilà à 28 ans, après plus de 5 années sans approcher un cheval, à prendre en demi-pension Maya, une petite jument têtue mais gentille et attachante. À ma grande surprise (et grande fierté, je l’avoue), je n’ai rien perdu de mon niveau. Mais j’ai des tas de choses à apprendre dans cette « nouvelle » aventure. Et ça me plaît énormément.

Ps : côté lecture et un peu dans le même thème, je vous conseille en passant « Quelqu’un d’autre« . Deux hommes se rencontrent sur un cours de tennis et se donnent 3 ans pour changer de vie. Pour devenir « quelqu’un d’autre », la personne qu’ils auraient toujours voulu être, celle qui n’aurait « pas abandonné, en cours de route, ses rêves et ses désirs ». Les tournants pris par l’un et l’autre des personnage sont assez fascinants.

"Do one thing every day that scares you." Eleanor Roosevelt

Do One Thing Every Day That Scares You

Flash-back

keep_smilingD’un coup, ça revient. Le froid. Le même parcours, le long des Bords de Marne. La caserne de pompiers à gauche, la Marne à droite. La fumée qui sort de ma bouche à chaque expiration. Un souvenir. Aussi vif et net que si c’était hier. La même tenue, à peu de choses près : le legging, le coupe-vent, les gants, le bonnet. Il faisait encore nuit. Six heures du matin peut-être. Je sortais de mon lit, me pesais et avalais le plus petit petit-déjeuner possible. Un détour par l’ordinateur le temps de terminer mon thé, puis je m’habillais et partais. Pas de Garmin, pas de smartphone. Un lecteur MP3. Mes clés dans une main. Et c’est tout. Se mettre à courir et dévaler les rues jusqu’à atteindre la Marne. Et courir, encore et encore. Pourquoi ?

En commençant cet article, j’ai fouillé dans mes « archives personnelles » (mot pompeux désignant les fichiers Word sur lesquels j’ai conservé quelques textes). Pour retrouver une date : le 25 novembre 2005. Une date à laquelle j’ai écrit, mot pour mot : « Ça y est, j’ai réussi ! Poids de ce matin à jeun : 39.6 kilos. Et dire qu’il m’a fallu une crise bnv [boulimie non vomitive], 20 laxatifs et deux jours de jeûne pour débloquer mon palier. » C’est précisément ce jour qui m’est revenu en mémoire dimanche dernier, alors que je courais dans le froid et le brouillard des Bords de Marne. Le footing de ce 25 novembre 2005.

Dans ce document qui contient plusieurs années de ma vie, je tape dans la barre de recherche le mot « courir ». Par curiosité. A quoi associais-je ce mot il y 9 ans ? Et là, je relis des choses qui me donnent juste envie de pleurer : mon père qui m’interdit la course à pied tant que je ne pèserai pas plus de X kilos. Je parle de « courir, histoire d’ôter toutes traces de culpabilité » et parallèlement de « parents qui ne veulent pas comprendre que je n’ai que la course à pied pour me vider la tête ». Était-ce une réelle motivation, ou juste une façade masquant le fait que je ne courais que pour perdre du poids ? Je ne sais plus, honnêtement. Tout cela est si loin … Je crois que je courais autant pour de bonnes que pour de mauvaises raisons. « Chaque jour, je repousse encore plus loin mes limites et celles de mon corps. Je fais des footing d’une heure avec rien dans le ventre, les points de côté ne m’arrêtent pas, je cours de plus en plus vite parce que la voix dans ma tête me répète que je suis grosse et que j’ai encore de la marge avant de tomber par terre de faiblesse. » Et à côté de cela je décris mon footing comme « mon moment de la matinée, celui où je me vide la tête. » Éternelle ambivalence … Et enfin, un mot sur une carte d’anniversaire : « Que dans cette 19ième année, nos foulées « engloutissent » à nouveau côte à côte celle de « Baltard », signe de forme et de punch enfin retrouvé ! » [Comprenne qui pourra.] À la relecture de cette phrase, l’émotion est intacte. → Lire la suite de cet article …

Comment j'ai failli reprendre la compétition ! [Ou le retour tranquille de l'envie]

happy_runJe ne suis pas particulièrement fan des dates anniversaires. Pourtant là, ça s’emboitait plutôt pas mal :
– un nouveau boulot qui commençait le 27 octobre et me laissait pas mal de temps libre
– un plan d’entrainement sur 5 semaines (le même que l’année dernière, simple et efficace ; avec une VMA de 15.5 parce que je suis une ouf super optimiste)
un 10K pour la bonne cause le 30 novembre (le même que l’année dernière) ; le 10K de mon record sur la distance et accessoirement ma dernière course « à fond » (cf. mon article tout déprimant du mois dernier)

Au moment où j’imprime mon plan d’entrainement mi-octobre, je n’ai pas d’autre objectif que celui de « kiffer » tout ça : la reprise, le plan et la course. Je ne veux pas songer au chrono final, juste retrouver de bonnes sensations en m’entrainant un peu sérieusement. Et bien évidemment, garder tout cela pour moi, faire ça dans mon coin. Je suis bien assez douée pour me mettre la pression toute seule, pas besoin d’aide extérieure !

Voilà, ça c’était pour la théorie. Dans les faits c’est un peu plus … un peu moins … bref : on est loin de la théorie ! J’ai suivi le plan mais … sans aucun respect des dates ! Donc le jour de mon 10K, j’en étais plus ou moins au début de la semaine 3 de mon plan. La date de mon certificat médical était expirée. Je n’avais pas retiré mon dossard. Et je n’avais pas envie de me lever à l’aube pour courir. Et hop, encore une course à laquelle j’étais inscrite et où je ne me suis pas rendue ! Mais c’est du détail. Parce que le principal dans tout ça, c’est que j’ai « kiffé » suivre (de loin) ce plan. J’ai trouvé une piste d’athlétisme (dans un état déplorable, mais tant que ça reste un endroit plat où il n’y a pas à faire (trop) attention où l’on met les pieds et pas (trop) de mioches qui font du vélo partout) et, surtout, j’ai trouvé quelqu’un à qui courir sur piste rappelle quelques bons souvenirs. Alors quand moi j’avais la flemme de tenter un 12 x 200m, lui était là pour me pousser. Et évidemment, au final, j’étais ravie (d’avoir couru et surtout d’avoir fait autre chose qu’un footing pépère).

Niveau chronos, j’étais vraiment optimiste avec ma VMA à 15.5 … Mais j’ai réussi 2/3 trucs dont je ne me pensais plus capable. Pas de quoi me rassurer au point de me tester sur une course officielle (encore bien trop peur de me décevoir, chronotiquement parlant), mais qu’importe ! J’ai retrouvé l’envie et le plaisir de me dépasser. De le faire uniquement pour moi. Et ça vaut toutes les courses officielles du monde.

Nostalgie

Il y a bientôt un an, je passais sous les 45 minutes sur 10 kilomètres. Un grand moment dans ma vie de runneuse, beaucoup de joie et d’efforts récompensés. J’ai eu l’occasion récemment de relire le récit de ma course, et tout cela m’a paru extrêmement lointain. Comme s’il s’était passé des siècles entre cette fraiche matinée de novembre et aujourd’hui. Depuis cette course, j’ai totalement lâché la « compétition » (le mot me parait toujours disproportionné quand il s’agit de mon cas). Et depuis mai 2014, je n’ai pas épinglé le moindre dossard.

Mon niveau a baissé. En novembre 2013 je courais 10 kilomètres à 13.5 km/h. Aujourd’hui quand je cours 2000 mètres à plus de 12 km/h, c’est un maximum. Et ça me désole, franchement. Limite ça m’attriste. La perte de mon niveau, mais aussi et surtout cette disparition du plaisir et de l’excitation autour des courses « officielles », qu’elles soient courues en mode performance ou pour le plaisir de partager.

Je sais que la perte de mon niveau n’est « que » la conséquence de mon mode de vie de ces derniers mois : l’absence d’entrainement, l’alimentation, la prise de poids, le manque de sommeil et j’en passe … Je suis bien consciente qu’il ne tient qu’à moi d’inverser la tendance. Pour la perte du plaisir lié à la compétition, c’est plus complexe. La course à pied, ce n’est pas juste mettre un pied devant l’autre le plus rapidement ou le plus longtemps possible. Ma motivation pour courir est intimement liée à ma vie personnelle, autant qu’aux moments que j’ai vécus et aux personnes que j’ai pu rencontrer en courant ou en ouvrant ce blog. Ces trois paramètres ont été pas mal bouleversés cette année, au point que j’ai perdu toute envie de courir « officiellement ».

Actuellement je ne cours quasiment qu’en endurance, 2 ou 3 fois par semaine, 7 ou 8 kilomètres au max. Pour mon bien-être et ma santé. Sans réelle envie. Principalement parce que c’est un besoin pour moi, pour mon équilibre. Mais souvent parfois, je me dis que j’aimerais inverser cette sérieuse tendance à la régression diésélisation. Me remettre à faire du fractionné, avoir un objectif, avoir juste envie de faire un peu plus que mon jogging du dimanche. Jusqu’à présent je me suis trouvée pas mal d’excuses, notamment la plus classique : je n’ai pas le temps. Qui sera carrément moins valable d’ici la fin du mois, pour mon plus grand bonheur. Une fois la question du « je n’ai pas le temps » réglée, s’en pose une autre : si je me replonge dans cette petite course contre moi-même, aurai-je le niveau ? Serai-je capable de refaire un jour moins de 45 minutes sur 10 kilomètres ? De boucler un semi-marathon en 1 heure 45 ? De m’arracher la tronche sur des séries de 200, 400 et 800 mètres ? En toute honnêteté, ce fameux « je n’ai pas le temps » n’est rien d’autre que la couverture de l’inavouable « je ne m’en sens pas capable ». Parce que oui, objectivement, on ne peut pas dire à 27 ans que je sois trop vieille pour retenter des folies sportives. Mais voilà : j’ai trop peur d’échouer, de (me) décevoir pour trouver le courage de (ré)essayer. Ça craint non ?

En posant ces mots, j’espère me donner l’envie de réessayer. Ou plutôt le courage de le faire. En fait, je voudrais juste retrouver l’envie d’avoir envie (dédicace à Johnny).
Bref : je suis clairement démotivée. Comme cette carotte.

Ce n'est qu'un au revoir ...

the-endAprès plus de deux ans à tenir ce blog, j’en annonce la fin.

Je n’ai plus le cœur à m’entrainer « sérieusement » (mais l’ai-je seulement eu un jour ? :roll: ). Je n’ai plus le cœur à courir en compétition. Mais surtout, je n’ai plus le cœur à partager mes courses et tout ce qui tourne autour de ma « vie runnesque ».
J’ai le cœur … ailleurs.

Je laisse loveliferunning.com ouvert. Le fermer serait un peu trahir ces deux dernières années « virtuelles » et je n’en ai pas envie. Ce fut une belle expérience, avec quelques jolies rencontres. De grandes émotions. Du positif, du négatif. La vie quoi. Et puis qui sait si je n’aurai pas envie de revenir y écrire un jour ?

Prenez soin de vous.
A bientôt.
Carole

J'ai testé les sous-vêtements Thuasne Sport !

thuasne_sport_soutifPartenariat Runnosphère oblige, j’ai encore la joie de recevoir une culotte dans ma boite aux lettres ! Avec un soutif adapté, évidemment. C’est donc la marque Thuasne Sport que je teste aujourd’hui : le soutien-gorge de sport EAZ IP et la culotte taille basse.

Le soutien-gorge de sport EAZ IP
La marque le décrit comme un « maintien optimal pour la pratique de sports à forte intensité physique grâce à un tissus élastique haute performance et une forme anatomique enveloppant les seins des sportives ».

De mon côté, le test va être rapide : je n’ai même pas essayé de courir avec ! Pourtant ça partait bien : facilité d’enfilage grâce à une fermeture à glissière sur le devant du soutien-gorge. Super pratique ! Mais au moment de mettre les bretelles (qui possède un « coussinet amortissant intégré », pas particulièrement confortable selon moi), problème : elles sont trop grandes et ne sont pas ajustables ! J’ai choisi la plus petite taille existante pour ce modèle, mais ma morphologie n’est visiblement pas adaptée à ce soutif (je mesure 1 mètre 60 et je suis loin d’être « carré » au niveau des épaules) !
thuasne_sport_Culotte_taille_basseCôté bonnets, la taille est Ok. Ils sont moulés (c’est assez étrange d’ailleurs, c’est la première fois que je vois cela pour un soutien-gorge de sport) et sans aucune couture afin d’éviter tout risque d’irritations.
Le modèle est classique (dos nageur plutôt large) mais joli et on peut y glisser une ceinture cardiofréquencemètre.
Le test s’arrête donc ici, puisque les bretelles trop grandes m’ont dissuadé d’aller courir avec. Moi qui aime être très maintenue à ce niveau, c’est loupé. Dommage !
Le prix : +/- 45€

La culotte taille basse
Côté bas, rien à redire : jolie, bien coupée et confortable (élastique large sur la taille, coutures plates et tissu en microfibre), la culotte reste en place quand je cours ! Adoptée !
Le prix : +/- 16€

​Édit d’octobre 2014 : le soutien-gorge Power UP
Chez ​Thuasne Sport​ , ils sont têtus : suite à ma déception concernant le EAZ IP, ils m’ont proposé de tester un autre soutien-gorge​ ! Cette fois-ci, c’est le Power UP. Sur le papier, le maintien est un peu moins fort que pour le EAZ IP. Mais ici, les bretelles sont réglables et peuvent être croisées dans le dos. Elles sont matelassées au niveau des épaules, le modèle est carrément joli (voire sexy : la doublure SENSITIVE® FABRICS est rose, histoire d’égayer le noir) et surtout : je suis carrément bien maintenue ! Quelques petits bonds sur moi-même, et je valide cette brassière pour mon prochain footing. Très bonne impression confirmée par une dizaine de kilomètres ! Adopté !

...

« La différence est grande entre fragilité et sensibilité. La sensibilité aime frémir, vibrer, s’exalter. La fragilité a peur de se briser. Quelqu’un de fragile craint d’être fragilisé davantage : il faut donc le ménager, le rassurer, l’entourer. Un être sensible ne cherche nullement à se protéger, il reçoit en permanence tous les souffles de la vie. La fragilité rêve de solidité. La sensibilité déploie sa musicalité. Assurément, l’espèce humaine est précaire, et le genre humain, particulièrement insensible. Mais l’être spirituel s’avère puissant : éminemment sensible, non point fragile. » Jacqueline Kelen