Qui suis-je ?

Mon père & moi – mai 2012

J’ai commencé à courir lorsque j’avais 17 ans, pour préparer l’épreuve d’EPS du baccalauréat. A l’époque mon père m’entrainait courir avec lui le dimanche matin. Une fois le bac en poche, je ne me suis pas pour autant arrêtée. Jusqu’à récemment je courais « tranquillement », surtout pour me vider la tête et rester en forme. Et puis j’ai découvert la compétition. Progresser, fractionner, courir de plus en plus de kilomètres … Mon principal adversaire reste moi-même ; je ne vise pas les podiums, je souhaite juste améliorer mes propres records.


Diplômée depuis septembre 2012, je suis actuellement documentaliste dans une boite de production de contenus audiovisuels spécialisée dans l’art de vivre. Je suis psychomotricienne aussi, diplômée depuis 2009. Mais j’ai préféré quitter ce monde du paramédical pour des raisons personnelles.


Côté cœur, je suis en couple avec Éric depuis plus de 8 ans. Il est l’homme de ma vie. Nous vivons ensemble et
projetons d’acheter une maison ou un appartement. J’ai aussi très envie de fonder une famille, pour agrandir celle que j’ai déjà et que j’aime tant. J’ai 26 ans, et j’espère que ces projets se concrétiseront d’ici mon prochain changement de dizaine.


La Vie, c’est la raison pour laquelle je cours. Je cours pour me sentir vivante. Dire que je reviens de loin est un peu exagéré, mais j’ai eu quelques problèmes de santé dans le passé. Je m’en suis sortie quasiment sans séquelles, et c’est une belle revanche de pouvoir aujourd’hui avaler les kilomètres. Mon corps, qui fut mon ennemi durant des années, est aujourd’hui mon meilleur allié.


Je cours pour ceux que j’aime et qui ne le peuvent plus.
Celui que le cancer a emporté beaucoup trop tôt : Philippe.

Je cours pour les miraculés qui y ont laissé quelques plumes : j’ai vu mon père survivre à une rupture d’anévrisme, et je suis intimement persuadée que ses dizaines d’années de course à pied n’y sont pas totalement étrangères. Aujourd’hui les rôles se sont inversés : c’est moi qui l’entraine courir le dimanche matin.
Je cours pour les warriors féminines de ma famille : ma mère, ma grand-mère, ma sœur, Dominique. Des modèles pour moi, chacune à leur façon.